Suite de l’histoire… (épisode 2)

L’histoire de la méthode REMOPA, une histoire personnellement vécue …

Si j’ai choisi de poursuivre cette introduction par le récit d’une tranche de vie qui m’est tout à fait personnelle, c’est pour mieux introduire le lecteur que vous êtes au contexte et à l’environnement qui m’ont conduite à penser et à appliquer cette pratique. Celle-ci se compose de gestes qui m’ont été inspirés spontanément et naturellement comme étant de bons mouvements, simples et faciles à exécuter pour qu’une personne (en l’occurrence une personne dite « vulnérable », soit en état de mobilité réduite) continue à se bouger, voire réapprenne à se mouvoir et à en ressentir les bienfaits dans son corps et dans sa tête.

En effet, le bien-être physique concourt à renforcer l’image de soi, la confiance en ses capacités et a un effet indiscutable sur le moral, et la joie de vivre.

La naissance de la méthode REMOPA est simple. Elle est directement liée à des évènements qui sont survenus à différentes périodes de ma vie, à l’expérience que j’ai pu en avoir et enfin aux leçons que j’en ai tirées.

Vers l’âge de 45 ans, alors même que ma vie de femme était remplie côté professionnel avec un métier dans lequel j’étais très engagée, et côté personnel avec des obligations de maman ayant 2 enfants à charge qui m’occupaient largement, ma vie a basculé.
Mon père est décédé brutalement du jour au lendemain me laissant démunie (je suis fille unique) avec une mère handicapée motrice. Par la force des choses (car à l’époque il ne s’agissait pas d’un choix), j’ai recueilli ma mère et elle est donc venue vivre chez nous. Mais le partage de ce quotidien avec une femme âgée, déprimée, et de surcroit handicapée a considérablement perturbé l’équilibre de la cellule familiale, et n’a pas été facile à vivre au quotidien.

Pendant des années j’ai subi la situation et l’ai vécue sous la forme de contraintes. Ma mère déclinait de jour en jour, marchait de moins en moins, restait presque toute la journée dans son fauteuil à lire ou à regarder la TV ; le moral était en berne et ses douleurs lombaires devenaient de plus en plus insupportables.

Face à cette misère et cette souffrance endurée, je me sentais impuissante. Et puis, je crois que je n’avais pas non plus la franche volonté d’aider ma mère à s’en sortir pensant que c’était plus du domaine du corps médical ou des services à la personne que de s’occuper de ma mère. J’en étais arrivée à considérer ma mère comme un fardeau et envisageais même de la placer en maison de retraite.
Mais malgré les maintes occasions qui auraient pu précipiter cette décision, j’ai toujours repoussé le moment.

Et puis un beau jour, j’ai fait la connaissance de deux pratiques qui ont orienté différemment mon chemin de vie.

J’avais toujours été quelqu’un de stressé et de relativement angoissé par les contingences de la vie, mais la présence supplémentaire pendant des années de ma mère sous le même toit que moi n’avait pas arrangé mon état psychologique et nerveux. J’avais de moins en moins de patience, je piquais des colères pour un oui ou un non, je culpabilisais à fond et de surcroit on m’avait diagnostiqué une hypertension artérielle.

Bref, j’étais proche du « pétage de cables » lorsque je me suis décidée à prendre les choses en main en essayant une méthode pour déstresser. Je venais de découvrir le Qi Gong (1er pratique). Celle-ci en m’aidant à faire re circuler correctement l’énergie dans mon corps, en débloquant certaines zones où un trop plein d’énergie s’était accumulé et était donc resté coincé, m’a permis de me sentir beaucoup mieux. J’apprenais pour la première fois de ma vie (mieux vaut tard que jamais!) le plaisir de la lenteur du geste associé à une prise de conscience de l’ici-et-maintenant qui me permettait enfin de décompresser, de relativiser, de lâcher-prise et au final de mieux me sentir avec moi-même, et par extension avec les autres, et donc avec ma mère.

Alors me sentant sur la bonne voie j’ai continué à pratiquer le Qi Gong jusqu’au jour où j’ai découvert une deuxième pratique qui elle aussi est venue éclairée ma vie. Il s’agissait du reiki.

(Suite dans l’épisode 3)

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